Ouverture du Site le XX Août 2007 !

Bienvenue sur le site Artic, le site de l'Art. N'hésitez pas à visiter le forum !



Début en argentique : Matériel et pellicules.
Première étape : Sortir la pellicule !
Deuxième étape : Révéler le négatif.
Troisième étape : Les produits de développement.
Quatrième étape : L'agrandisseur.
Annexe : La planche contact
Tirage : Préparation

Début en argentique : Matériel et pellicules.


Aujourd'hui, presque n'importe qui peut s'acheter un appareil numérique de base. Avec cette montée du numérique depuis quelques années, le monde de la photo argentique est en chute libre pour les touristes. De ce fait, les prix ont bien chuté, c'est le moment de vous lancer, si l'expérience vous tente ! Il faut garder à l'esprit que la photo argentique est une philosophie totalement différente que le numérique. Il faut être patient, minutieux, précis, et garder à l'esprit que Photoshop ne sera pas là pour vous sauver un cadrage foireux. Si vous ne développez pas vous-même vos clichés, sachez que tout se joue à la prise de vue.
Toujours partants ? Alors, lancez-vous !

Quel appareil choisir ?


Les reflex argentiques actuels sont tout automatisés et entièrement débrayables, certains proposent les mêmes options que les reflex numériques. Malheureusement, cette catégorie reste hors de prix, réservée aux pros. Mieux vaudra donc s'orienter vers des reflex plus anciens, de dix ou vingt ans d'âge. Bien sûr, ils ne seront pas entièrement automatiques, mais où serait l'intérêt de laisser l'appareil piloter une prise de vue alors qu'on a le moyen d'exprimer sa créativité ? On retrouve la plupart du temps les modes semi-automatiques à priorité au diaphragme, le mode de priorité à la vitesse étant plus rares sur les anciens reflex. Bien sûr, le mode tout manuel est présent sur chaque appareil. A vous maintenant de choisir l'appareil qui convient le mieux à vos besoins. Chez Minolta, la série X est à conseiller, notamment à partir du X300. Dans le coin des Nikon, visez la série FM, et chez Canon, les AE1 sont les plus adaptés à la photo amateur. Rien ne vous interdit de parcourir amplement les différents modèles de chaque marque pour mieux faire votre choix.

Début en argentique : Les appareils.


MINOLTA

Dans les années les plus récentes de Minolta, les numéros des appareils reflex comportaient une régularité permettant de les reconnaître plus facilement. Le chiffre 9 était systématiquement associé aux appareils les plus complets et destinés aux professionnels (9000, 9xi, Dynax 9), le chiffre 7 était présent dans les dénominations des appareils destinés aux amateurs éclairés (7000, XD7, Dynax 7), le chiffre 5 était réservé à la moyenne gamme, le chiffre 3 n'apparaissait que sur les appareils d'entrée de gamme.

Ma préférence va pour le XD7, bien que j'utilise quotidiennement un X500. Le X-500 se positionne comme le petit-frère du X-700, mais il s'avéra lors de sa sortie, que par certains aspects étaient plus élaborés sur le 500 que sur le 700. Certes, il ne disposait pas du mode "Progamme" (tout-auto) de son ainé, mais il permet le fonctionnement semi-automatique à réglages croisés vitesse/diaphragme. Le diaphragme se présente sous trois formes : plaquette percée, disque percé ou à iris. Il fonctionne également en mode automatique TTL avec les flashes Minolta PX. Cet appareil existe en version chromée ou noire. Très instinctif à l'utilisation pour peu qu'on sache régler au minimum le diaphragme, il dispose d'une cellule de mesure de lumière = la vitesse choisie/conseillée est indiquée dans le viseur. Le X-300 s'avère tout aussi bien pour débuter, et si vous en avez les moyens, un X700 ou un XD7 raviront les plus exigeants. La série X, bien qu'agée de plus de vingt ans, propose des appareils toujours opérationnels car de très bonne facture. Par exemple, mon X500 est en parfait état de fonctionnement, même 25 ans après son achat, de même que son objectif. Sachez que ces bestioles tiennent la route si on les entretient un minimum (pas comme un reflex numérique actuel qui sera dépassé d'ici cinq ans au plus).



NIKON

Nikon F à F6 : premiers boîtiers professionnels et également les plus répandus de la marque. Gamme F lancée en 1959 et considérée comme remarquable sur toute la ligne :
- Nikon F : de 1959 à 1974. Premier coupable du mythe Nikon, et à raison.
- Nikon F2 : de 1971 à 1980.
- Nikon F3 : de 1980 à 2005. Introduit l’automatisme d’exposition, avec la variante F3-AF de 1983 muni d’un auto-focus.
- Nikon F4 : de 1988 à 1997. Introduit la mise au point automatique. C’est celui de ma mère et elle ne cesse de vanter ses mérites !
- Nikon F5 : de 1996 à 2005.
- Nikon F6 : dernier en date et semble tout aussi exceptionnel que ses aïeuls.


Nikon FA : descendant du FE, FM, FE2, FM2 et FM3a, de 1983 à 1988. Introduit la mesure de lumière multizone et un mode priorité vitesse (qui ne sera pas gardé pour ses suivants). La mesure de lumière sera copiée par d’autres fabricants.

Nikon F801 et F801s : de 1988 à 1994. Devenus mythiques, ils étaient à la base produits pour des amateurs éclairés. Viseur de haut niveau, autofocus performant, mesure matricielle digne du FA, etc. Un très bon parti de nos jours, surtout qu’ils sont les modèles des dernières productions Nikon.



CANON

Canon à monture FD : l’âge d’or de Canon d’après les canonistes, existent deux gammes : série A et série T. - Série A : AE-1, AT-1, A-1 (très répandu), AV-1, AE-1 Program, AL-1. - Série T : le T90 est sorti en 1984. 8 modes d’exposition, sensibilité de 12 à 1600 ASA, vitesse d’obturation de 2s à 1/1000s.


A laquelle vient se greffer la gamme EOS : depuis 1985 avec le T80, le premier EOS, ancêtre des actuels 400D et autres 1Ds. Très incomplet car il existe tellement de boîtiers et il est très difficile des les trouver tous.



LEICA

Série M : ultra célèbre, excellent boîtier pour excellente marque. Egalement très cher (si vous gagnez au loto, offrez-vous le M6 ou le M7, voire les deux !). Boîtiers télémétriques, Capa et Cartier-Bresson les utilisaient (la classe !).

Série R : appelée ‘gamme reflex’ jusqu’à la commercialisation du R3 en 1977. Le boîtier actuel est le R9. Le succès de Leica est surtout dû à ses objectifs de grande qualité.



Où acheter ?


La meilleure solution reste l'occasion, vu que le neuf est non seulement plus cher, mais la plupart du temps réservé aux pros, ou de plus en plus difficiles à trouver. Avec un budget de 100 euros, on peut s'offrir un appareil d'occasion très correct et un objectif. Fouinez sur internet, Ebay par exemple. Soyez très prudents lors d'achat de matériel argentique, car pas mal de monde veut juste se débarasser d'un appareil trouvé au fond d'un placard et s'y connaissent peu, voire pas du tout. Le risque ici est de tomber sur du matériel mal entretenu. Epluchez les petites annonces (web, journaux, spécialisés, forums...), on trouve de très bonnes occasions à des prix raisonnables.

Visitez avec précaution les vides-grenier ou dépots/ventes; là encore, on peut avoir affaire à un vendeur qui veut se débarasser d'un boulet. Pensez à essayer l'appareil, ou demandez le plus de précisions possible. Pensez à fouiller les placards chez vos parents; nombreux sont ceux qui ont rangé un reflex argentique au placard, peut-être même avant votre naissance. N'hésitez pas à porter un appareil trouvé chez vous à un photographe qui se fera une joie (ou pas ?) de contrôler que tout est en état de marche, vous mettre des piles neuves, lâcher un "Ha ça fait longtemps qu'on en a pas vu des comme ça !".

Début en argentique : les Objectifs

Si vous investissez dans un de ces boîtiers, vous devrez choisir la focale qui vous convient le mieux. La plupart sont équipés par défaut d'objectifs 50mm, qui sont en quelque sorte les objectifs "couteau-suisse", précieux dans toutes les situations. La focale dépend essentiellement du style de photos que vous réalisez : pour les paysages ou les photos de rue, optez pour un grand angle de 28mm ; pour les portraits, un 80mm voire 135mm. Ces objectifs d'occasion coûtent 50 euros environ, faites très attention lors de leur achat à être certain de leur bon état. L'avantage des objectifs à focale fixe (ou "cailloux") par rapport aux zooms réside dans la construction de meilleure facture, ainsi que dans la qualité optique. De plus, en vous restreignant dans votre choix de cadrage, un objectif fixe vous pousse à bouger et à réfléchir pour trouver l'angle et le recul idéaux.

Comme pour les reflex numériques, n'oubliez pas qu'un bon objectif doit pouvoir ouvrir son diaphragme au maximum possible. Les très bons objectifs tournent entre 2 et 1,2 d'ouverture maximum. En ce qui concerne les objectifs à focale variable (les "zooms"), les meilleurs sont ceux à ouverture fixe. Faites cependant attention au poids; plus un objectif est lumineux et plus sa focale est longue, plus il sera lourd.
Seuls les reflex modernes sont motorisés pour accueillir un objectif à mise au point automatique. Si vous investissez dans un reflex de 25 ans ou plus, vous bénéficierez obligatoirement de la mise au point manuelle. Sur les reflex plus modernes, comme les objectifs d'une même marque sont en général compatibles avec une série entière de boitiers, vous pouvez choisir entre un objectif à mise au point manuelle ou un objectif AF (autofocus).

Du côté de Minolta, je vous recommande vivement la gamme d'objectif MD, plus légère et performante que les MC, dans la gamme des Rokkor. Je possède un MD 50 mm f1.4 qui est en excellent état et donne un piqué extraordinaire et des détails impressionants.



Cliquez ici pour visualiser les objectifs Rokkor pour Minolta



Débuts en argentique : les pellicules conseillées.


NOIR ET BLANC
ILFORD : grand nom du noir et blanc qu’on ne refait pas. Petit tour d’horizon des péloches produites par la marque :
- PAN F Plus 50 ASA : très faible sensibilité, grain ultra fin.
- FP4 Plus 125 ASA : sensibilité moyenne. Idéal pour toutes les prises de vues (extérieur comme intérieur).
- HP5 Plus 400 ASA : sensibilité déjà plus élevé, images contrastées, brillantes, nettes. Idéal pour des prises de vues en faible lumière et pour des sujets en mouvement.
- Delta 100, 400 et 3600 ASA Professional : gamme très vaste de pellicules. On ne peut y trouver que son bonheur !
- XP2 SUPER 400 ASA : un film monochrome, dont l'image est constituée de colorants se formant au cours du développement. Grande netteté, grain très fin grâce à cette technologie unique.

KODAK : deux gammes sortent du lot, la TRI-X et la T-MAX. - TRI-X : en 320 et 400 ASA ->


de Bruce Davidson, 2001


- T-MAX : en 100, 400 et 3200 ASA ->


De Chip Forelli, 2001


COULEUR

FUJI : avec les célèbres Velvia et Provia.
- Velvia : en 50 et 100 ASA. Les couleurs sont saturées.
- Provia : en 100 et 400 ASA. Très beaux contrastes pour les deux variantes, le 400 ASA est plus granuleux (normal).

KODAK : la gamme Portra, au départ faite pour les portraitistes mais très utilisées pour tout type de photos pour ses couleurs douces. Existe en 160, 400 et 800 ASA.



[ Discutez-en et posez vos questions sur le forum d'Artic ! ]



Ecrit par Enaid et Boulette.
Sources : wikipedia, Ilford.ch, kodak.com.



Copyright Artic.