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Robert Doisneau (1912-1994)

" Je n'ai jamais bien cherché pourquoi j'ai fait des photos. En réalité, c'est une lutte désespérée contre l'idée qu'on va disparaître…
.…Je m'obstine à arrêter ce temps qui fuit… "

 

Le Baiser de l'Hotel de Ville – 1950

Les photos de Robert Doisneau ont enregistré un Paris populaire et aujourd’hui disparu.
Des gamins de Paris qui s’éparpillent comme des moineaux dans les rues, des amoureux qui oublient le monde pour un instant… Autant d’images qui font partie de notre mémoire collective.

Hell - 1952

Robert Doisneau se définissait lui-même plus comme étant un « pêcheur d'images » plutôt qu'un « chasseur d'images ».
Doisneau est un passant patient qui a toujours conservé une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. La timidité du photographe a défini son style. Celle-ci l’a conduit à faire des cadrages assez larges, par peur de s'approcher des gens.

Picasso et les pains - 1952

Il se révèle aussi tendre que ses photos. Le petit banlieusard qu’il a été, celui qui n’osait pas aborder les filles, a toujours photographié avec bienveillance ce Paris populaire. Les ouvriers, les concierges, les couturières… Doisneau, qui explique son rejet du misérabilisme, a eu à cœur d’immortaliser leurs petits moments de bonheur. Sans vouloir occulter la réalité sociale : un de ses grands regrets, après cinq années passées chez Renault à Boulogne-Billancourt, reste de ne pas avoir assez photographié les conditions de travail des ouvriers.

La diseuse de fortune - 1951

Il guette l'anecdote, la petite histoire.
Ses photos sont souvent empreintes d'humour mais également de nostalgie et d'un peu d'ironie.
Il travaillait sur Paris et son petit peuple : artisans, clochards, gamins, bateleurs, etc. ; il enregistra pendant près d'un demi-siècle des milliers de pauvres.
Il nous montrait la banalité de la vie de petit bourgeois avec un art qui redonnait sa noblesse au commun des mortels et magnifiait ses moindres gestes.

Square du Vert-Galant - 1950

 

Doisneau, décédé en 1994, a pris sa dernière photo le 25 septembre 1993, et aura permis de garder une trace chaleureuse de ce Paris populaire.

Pont d’Iéna – 1945

 

Écrit par Cubaine-frivole.



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